On vient de vivre des semaines paisibles, Fiston2 fait encore des progrès ! je me surprends encore une fois à penser qu'il peut se sortir de ce handicap, qu'on a de la chance d'une telle évolution.

Pour exemple, Fiston2 qui revient du Collège en m'indiquant qu'il a froid ! il a les mains gelées et le sens !! normalement il n'a jamais froid, ou alors en dessous de zéro degré comme il avait tenté de m'expliquer une fois. Et là, il a froid ! il fait 10 degrés et il est couvert...

Autre exemple, je vérifie lorqu'il monte en voiture qu'il n'a pas oublié son sac du panier repas au Collège et il m'indique " t'as vu, je gère !!" alors que je n'avais pas ouvert la bouche ...

encore un dernier : meilleure note de la classe en rédaction... là, j'ai toujours pas compris, j'ai lu et relu la rédaction, c'est bien lui qui a écris ça !?!

Donc on se surprend a penser à un avenir heureux et confiant, des études, pleins d'amis, une réussite au travail comme on le souhaite à n'importe quel enfant et là..... on retrouve son fils à la sortie du collège en tee-shirt, le jean couvert de boue, ennervé et incapable de se contrôler .

Il a passer une journée "pourrie" et qu'il a " trop de devoirs pour lundi" et qu'il ne pourra pas "jouer à la console du week end à cause de ça" et qu'il a oublié ce matin d'aller a un cours rajouté dernièrement sur l'emploi du temps....et "qu'il ne peut pas penser à tout".... et "qu'il en a marre"... et de s'ennerver après son cahier de correspondance qu'il a perdu....ça pourrait passer pour n'importe quelle crise d'un ado ennervé mais c'est différent, c'est l'apocalipse qui monte en 1 mn, c'est l'impossibilité de relativiser...c'est stressant autant pour lui que pour moi car je ne dois surtout pas m'ennerver à mon tour, plus je suis calme et plus la crise a des chances de passer vite...

 

J'ai trouvé cet article sur le net que je met en lien : Troubles envahissants du développement" :

Extrait :Ainsi, certaines situations environnementales et stimuli sensoriels peuvent déclencher [chez les personnes autistes] des réponses au stress inattendues ou anormalement élevées, tant sur un plan biologique, que comportemental, avec une difficulté voire une impossibilité à mettre en place des stratégies ou des mécanismes de régulation adaptés pour faire face à des situations perçues comme stressantes » (Tordjman, Charras, 2007).

 

et là on revient sur terre encore plus vite qu'on en était parti !!!